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L’atmosphère survoltée du dernier meeting de campagne du PS à Lille
5/06/2009

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J+1: Irlande et République tchèque
5/06/2009

Après le Royaume Uni et les Pays Bas, aujourd’hui c’est au tour de l’Irlande et de la République tchèque de voter. Alors bonne chance au Labour et au CSSD! 

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2009 : l’odyssée du PSE
1/06/2009

Puisqu’il existe un tel décalage entre la campagne telle que je la vis de l’intérieur et telle qu’elle est présentée par les médias, comme je l’ai décrit ici et , je vais essayer de rétablir l’équilibre, ne serait-ce qu’un peu, en vous contant la campagne à travers les yeux d’une militante eurosocialiste.

Le Parti socialiste européen prépare ces élections depuis maintenant presque deux ans. Deux ans de consultation, de débat et d’action. Deux ans à essayer d’obtenir l’attention des 27 presses nationales, en vain. Deux ans de dur labeur pour constater au final que les médias nationaux ne commencent réellement à parler des élections européennes que deux semaines avant le scrutin. De quoi mettre en colère de nombreux militants du PSE (voir notamment le blog de chourka et ses coups de gueule réguliers à ce sujet).

Le manifeste du PSE pour les élections européennes est le fruit d’une démarche inédite en Europe. Ce texte est le résultat d’une démarche démocratique, élaboré du bas vers le haut, et non du haut vers le bas comme cela se fait encore dans les autres partis européens.

Pendant près d’un an, d’octobre 2007 à juillet 2008, le PSE a mené une consultation ouverte et transparente des militants, des associations et des syndicats sur quatre thèmes centraux qui devaient former les axes de campagne du PSE pour les élections européennes de 2009. Les militants, réunis en groupes locaux, ont débattu pendant des mois afin de rédiger des contributions au futur manifeste du PSE. Le site Your Space a aussi innové en la matière. Les internautes – militant du PSE ou pas – y étaient invités à déposer des articles ou des commentaires sur les thèmes de la consultation. A tout cela, j’ai participé. Le résultat ? Pour la première fois, un texte commun à tous les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d’Europe, un manifeste du Parti socialiste européen qui expose nos valeurs, détaille les six axes principaux de nos actions futures, et élabore 71 propositions concrètes pour donner une nouvelle direction à l’Europe.

Un manifeste ambitieux, une démarche inédite, transnationale et démocratique. Bref, du jamais-vu.

En décembre 2008, ce manifeste a été adopté au conseil du PSE à Madrid à l’unanimité des partis membres (voir vidéo). J’y étais aussi. Et ce moment-là m’a donné des frissons d’émotion. Avec les centaines de militants du PSE qui étaient présents, j’ai partagé le sentiment que l’adoption de ce manifeste était le symbole émouvant de ce que nous étions en train de construire : une force politique paneuropéenne, qui forte de ses militants et au-delà des différences linguistiques et culturelles, réussit à élaborer et à porter un projet commun. Ensemble, unis. Émouvant.

Quelle n’a pas été ma déception quand, de retour chez moi, j’ai consulté la couverture médiatique de l’évènement par les grands journaux français. Ce qui était un évènement majeur, une tentative inédite de politiser les décisions prises en Europe, n’était présenté qu’à travers la participation de la toute nouvelle première secrétaire du PS français, Martine Aubry. Effectivement, Martine a reçu des applaudissements chaleureux mais elle n’était qu’une des chefs de parti parmi les 27 présents. Dans tous les cas, l’important n’était pas sa participation et l’accueil qui lui a été fait. L’important c’était l’adoption d’un manifeste commun à tous les partis de centre-gauche d’Europe, et la manière dont nous y étions parvenus. Mais ça non, au regard des médias nationaux, c’était anecdotique.

Autre chose suffisamment innovante pour être remarquée, le PS français a épousé la campagne du PSE : son manifeste, ses slogans, son identité visuelle, ses logos. Le PS a choisi de lancer sa campagne en même temps que le PSE en avril à Toulouse. A cette occasion toutes les têtes de liste PSE des 27 Etats membres de l’UE s’étaient retrouvées lors d’un évènement bilingue français-anglais. L’enthousiasme de la foule, et la multitude de nationalités qui y étaient représentées par la variété des drapeaux qu’elle agitait, faisait plaisir à voir. Cet évènement, on en a un peu entendu parler. Je dis « un peu » car, une fois de plus, les faits ont été traités sous l’angle national : il s’agissait du lancement de la campagne du PS, avant d’être celle du PSE. En réalité, c’était l’inverse.

Mois de mai, dernière ligne droite. Chaque samedi s’est tenue une journée d’action commune où partout en Europe les militants des partis membres du PSE ont organisé des évènements le même jour, sur un même thème : le 9 l’Europe sociale, le 16 le changement climatique, le 23 la relance de l’économie, le 30 notre manifeste. En lisant les commentaires twitter rédigés en direct par nos militants sur les évènements auxquels ils prenaient part, en regardant les photos de ces actions sur flickr et le sentiment d’unité qu’elles évoquent, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a quelque chose de réellement innovant et unique dans la campagne 2009 du PSE. Un manifeste commun à 27 pays élaboré de manière démocratique, la mobilisation enthousiaste des militants partout en Europe, l’utilisation des derniers outils internet comme moyen de dépasser la distance sont autant de caractéristiques qui auraient dû retenir l’attention des médias et autres commentateurs.

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Que proposent les partis européens ?
27/05/2009

L’association Notre Europe a mis en ligne un tableau comparatif des programmes électoraux des partis politiques européens*. Les programmes sont comparés en fonction de six grands sujets: politiques économiques et sociales, énergie et environnement, politique agricole commune, justice et affaires intérieures, politique étrangère et institutions/citoyens. A vous de juger ! Le document se trouve ici.

* Les partis politiques européens sont les fédérations trans-nationales où se retrouvent les partis politiques pour discuter ensemble des enjeux communs au niveau européen. Par exemple, le parti socialiste français fait partie du Parti socialiste européen (PSE) qui regroupe tous les partis socialistes, sociaux-démocrates, et travaillistes d’Europe tandis que le l’UMP fait partie du Parti populaire européen (PPE), avec tous les partis conservateurs tendance chrétienne. 
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Le buzz du PS sur le web
26/05/2009

Aujourd’hui, j’ai découvert le blog le buzz du web, opéré par la société 1fludigital, qui analyse quotidiennement l’activité Internet en rapport aux élections européennes. Chaque jour, on peut y voir comment évolue la notoriété des élections européennes sur le web, quels sont les sujets les plus populaires en rapport à ces élections et quelles sont les listes dont on parle le plus. Le graphique ci-dessus montre que le PS a une e-popularité fortement en hausse par rapport aux autres listes qui stagnent toutes. Effectivement, le parti socialiste et le parti socialiste européen ont une campagne Internet très active, en témoigne notamment l’utilisation de nombreux réseaux sociaux tels facebooktwitter,flicker et autres. Ce qu’il y a derrière cette popularité web ascendante, au-delà de la volonté initiale des partis d’utiliser ces nouveaux moyens de communication, c’est le nombre et la motivation des militants à se saisir de ces outils pour porter leur cause. Comme le souligne Ghislaine Robinson, conseillère en communication au Parti socialiste européen, dans un entretien à L’Europe des blogs, ce qui fait la force du PSE c’est,  d’un côté ses militants qui se mobilisent partout en Europe pour faire passer le message au cours de meetings, de manifestations, de journées d’action européenne communes, et de l’autre son utilisation d’outils web 2.0 :  « Des études effectuées par la Commission européenne (via des instituts et universités) concluent que le PSE est le parti européen leader en matière de web 2.0 et qu’il est de loin le plus présent sur le web ». 

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Pourquoi je suis (ouvertement) socialiste
24/05/2009

J’ai beaucoup réfléchi avant de choisir mon pseudo. Comme beaucoup, j’ai décidé d’ouvrir un blog parce que je souhaite partager mes idées, parce que j’aime écrire aussi, bien sûr, sans cela on ne le fait pas. Je souhaitais également faire partager le vécu d’une militante lambda du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen, montrer une autre face de la politique, et des socialistes, autre que l’image déformée qui est présentée dans les médias.

Alors quel pseudo choisir ? J’ai pensé utiliser un pseudo neutre politiquement, comme beaucoup en utilise. Je me disais que, peut-être comme ça, en avançant masquée en quelque sorte, mes idées auraient plus d’écho. C’est malheureux mais parfois, j’ai l’impression qu’affirmer son orientation politique fait peur aux gens et discrédite immédiatement tout ce que vous pouvez dire par la suite. Dans le milieu européen de Bruxelles dans lequel j’évolue, rares sont ceux qui prennent parti. Pourtant, tous travaillent de près ou de loin dans la politique européenne. Sauf qu’ici à Bruxelles, on appelle ça « les affaires européennes », comme pour dépolitiser l’objet de notre travail. Il est vrai que la plupart du travail des lobbys – industries et associations – a pour cible les fonctionnaires de la Commission européenne, qui se doivent d’être « neutres » justement. Je ne crois pas en la neutralité. Bien sûr, on peut essayer d’être impartial, et c’est une nécessité éthique pour le fonctionnaire, mais on n’est jamais neutre. Nous avons tous certaines valeurs, et elles sont différentes d’une personne à l’autre.

Alors pourquoi le simple fait d’afficher son orientation politique fait-il peur à beaucoup ? Je me suis souvent posé la question. Je crois qu’il y a une idée assez ancrée dans l’air du temps qui est qu’engagement dans un parti politique rime avec dogmatisme et embrigadement. J’ai moi-même longtemps pensé ainsi. Bien que fascinée depuis toujours par la politique, je n’ai choisi mon parti que tardivement. J’avais peur de perdre ma liberté de pensée. Lorsque ma vie de militante a commencé, j’ai eu la bonne surprise de voir contredits ces aprioris. Un parti – le mien en tout cas – est un lieu d’échange, de débat. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur le chemin à suivre, loin s’en faut. Mais ce sur quoi nous nous accordons, ce sont certaines valeurs fondamentales qui donnent sens à notre engagement. Un parti est une famille politique. Dans une famille, on n’est pas toujours d’accord. Non, on se dispute souvent dans une famille d’ailleurs, et c’est sain. Mais dans une famille on sait ce qui nous rassemble. Ce qui nous unit, c’est un ensemble de valeurs. Et ces valeurs ne sont pas les mêmes dans toutes les familles. Les miennes sont des valeurs de gauche.

Parce que je ne crois pas en la neutralité, parce que je pense qu’il faut réhabiliter la politique, et parce qu’avant tout je suis quelqu’un d’honnête, j’ai choisi d’être claire dans mon pseudo. Je suis europhile et socialiste. Je suis eurosocialiste.

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Il est temps…
22/05/2009

J-13 avant les élections européennes.

Chose rare, je regarde le 20h de France 2.

Les nouvelles défilent. Ça parle de grêlons de la taille d’une balle de tennis, d’assureurs arnaqueurs, d’enfants mis en garde à vue, de sectes – ah oui, ça marche bien ça comme sujet les sectes, brrrrr, ça fait peur les sectes – ça parle même de la page facebook de Sarkozy, de Carla qui prend le thé à l’Elysée en jouant avec son chien, écœurant. J’attends… attentive, fébrile. Je perds espoir. Je me résigne, ce ne sera pas pour aujourd’hui…

Quand enfin ça arrive !

A la 19ème minute de la grande messe du 20h de la télévision publique subventionnée et à vocation pédagogique, à moins de deux semaines avant le scrutin : un sujet sur les élections européennes ! Miracle. Je n’y croyais plus. Enfin! tout de même. Bon voyons voir, ce que ça raconte. Je suis tout ouïe.

Sujet: “Les élections européennes: dépôt des listes terminé”. On nous présente les listes une à une. “L’UMP pour l’heure en tête dans les sondages. Ses candidats les plus médiatiques, deux ministres, Michel Barnier et Rachida Dati, candidats en Ile-de-France. Derrière le PS peine à trouver ses marques, affaibli par ses dissensions internes. Parmi ses têtes d’affiche: Harlem Désir en Ile-de-France, Vincent Peillon parachuté dans le Sud-Est ou Henri Weber dans le Centre »

Arrêt sur image : vous avez remarqué l’usage de termes positifs pour l’UMP, et de termes négatifs pour le PS ? Non ? Et bien moi oui, et c’est pour ça que je commence ce blog. Relisez :

UMP + en tête + plus médiatiques + deux ministres

PS + derrière + peine + affaibli + dissensions + parachuté

Sans compter que deux candidats sont nommés pour l’UMP, un homme et une femme, alors qu’on ne cite que des hommes pour le PS, pourtant champion de la parité. Vous voyez le déséquilibre maintenant? Vous vous dîtes que je suis parano ? Et bien non, ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres – trop nombreux – de quelque chose qui est devenu systématique. Je dis bien SYS-TE-MA-TI-QUE (oui j’ai l’accent du Sud).

Nous vivons dans un monde où les droites de tous pays ont gagné la guerre des médias et des esprits. Il est temps pour la gauche européenne, non pas de regagner la guerre des médias, non, ça n’est pas notre genre l’agressivité, la domination, l’écrasement des autres. Il est simplement temps que nous rétablissions l’équilibre médiatique. Il est temps de reprendre la parole et de se faire entendre.

Je reviens au sujet de France2. Les autres listes sont présentées, 5 secondes chacune. « Au final 72 députés à élire répartis en 8 régions. Un découpage artificiel et des têtes de liste pas toujours identifiables, voilà qui explique en partie le désintérêt des électeurs pour ces européennes. D’ailleurs, l’une des clefs de ce scrutin, peut-être la principale, sera bien le chiffre de l’abstention »

Temps du sujet: deux minutes chrono.

“Voilà qui explique en partie le désintérêt des électeurs pour ces européennes”? Je n’en reviens pas. Et le fait qu’à moins de deux semaines du scrutin, un sujet sur les européennes n’arrive qu’à la 19ème minute du journal, ça, ça n’a rien à voir avec le problème ? Mais de qui se moque-t-on ? « D’ailleurs, l’une des clefs de ce scrutin, peut-être la principale, sera bien le chiffre de l’abstention » Comment peut-on affirmer cela avant même que les élections n’aient lieu ? France2, en tant que chaîne publique, n’a-t-elle pas un rôle « clef » à jouer en faveur de la participation ? En vérité, ça aussi, c’est systématique. Oui, je répète : SYS-TE-MA-TI-QUE. Ces élections sont vues par les médias à travers une grille d’analyse nationale. L’enjeu n’est pas national, donc il n’y a pas d’enjeu. C’est fatigant. C’est épuisant. C’est désespérant.

Le Parti Socialiste, et le Parti Socialiste Européen auquel le PS est affilié, se battent depuis des mois pour politiser et européaniser ces élections. Pourtant, ça ne transparait pas dans les médias. Alors, qu’est-ce qui bloque ? Les français ne sont pas prêts ? L’Europe n’intéresse pas ? L’Europe, c’est trop compliqué ? Et bien non, rien de tout ça. Ce qui bloque, c’est l’UMP. L’UMP, et le Parti Populaire Européen auquel elle est affiliée, ne font pas campagne. Ils n’y ont pas intérêt puisqu’ils sont au pouvoir dans la majorité des pays d’Europe. Alors ils laissent passer, en espérant que ça ne se remarque pas. Du coup, le PS et le PSE se battent contre du vent. Nous voulons débattre. Nous organisons meeting sur meeting, mais les médias ne vous le rapportent pas. Pourquoi ? C’est simple. Parce que s’ils font un sujet sur le PS, ils doivent faire un sujet sur l’UMP pour être équitable. Or, l’UMP ne fait pas campagne, donc il n’y a pas de contrepartie disponible. Donc pas de sujet. Jusqu’au dernier moment l’UMP n’avait ni listes, ni programme. Et aussi scandaleux que ce soit, les médias n’en ont presque pas parlé. A la place, nous avons eu droit à des images de Carla en tailleur Chanel pavanant à la cour d’Espagne.

Il faut que ce cirque cesse.

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