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Pour qui voter aux régionales ?
13/03/2010

Au cas où vous vous posiez encore la question, ce site permet de clarifier les choses : http://www.pourquivoterauxregionales.fr/

A bon entendeur…

Vidéo de campagne : le PS continue le bon travail
13/02/2010

Il y a quelques jours je présentais sur ce blog les dernières vidéos de campagne du PS que je trouvais très réussies.

Dans un autre genre mais tout aussi réussi, le PS a sorti la vidéo ci-dessous, pastiche de la maintenant célèbre vidéo de Google déjà vue par plus de 3 millions d’internautes, à voir aussi un peu plus bas.


Le PS parodie un spot Google
envoyé par Communiketing. – L’info video en direct.

Citation de la semaine : Pierre Mauroy
3/02/2010

« Si les dégoûtés s’en vont, ne resteront plus que les dégoûtants. »

Pierre Mauroy

Jaurès et Zebda for ever
19/09/2009

Merci à Corinne Bord, c’est sur son blog que j’ai trouvé cette vidéo, qui en tant que descendante de la région Midi-Pyrénées me fait chaud au coeur.

Plus d’infos sur Jean Jaurès, grand homme, dont il est bon de savoir plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaurès

Le meilleur du web : QCM sur la rénovation du PS
2/09/2009

Je vous invite à répondre au QCM sur la rénovation du PS du blog La rénovitude. Cumul des mandats, primaires et parité: quelle est votre opinion? Edifiant.

Vous trouverez le QCM ici. Mention spéciale au nouveau bandeau du blog!
Ré-enchantement socialiste à l’université d’été de La Rochelle
2/09/2009

Sur le chemin du retour de Barcelone, je me suis arrêtée dans la jolie ville côtière de La Rochelle où se tenait l’université d’été du Parti socialiste. Beau temps et bonne humeur, l’ambiance était optimiste. Les journalistes l’ont senti eux aussi puisque pour la première fois depuis bien longtemps, ils ont écrit des articles sur le PS à tonalité positive. A quoi est dû ce revirement soudain ? Ont-ils senti l’enthousiasme des militants ? Ont-ils été séduits par les réformes annoncées par Martine Aubry ? Ont-ils simplement enfin pris conscience de la trop forte négativité dans leur manière d’aborder le PS ces dernières années ? Car non, il n’y a pas au PS que des batailles internes. Non, le PS n’est pas mort. Le PS est un parti de militants. Un parti bel et bien vivant, fort de la motivation et du dévouement de ses milliers de militants qui donnent sans relâche et bénévolement de leur temps car ils refusent la fatalité et font un jour le choix de prendre leur destin en main. Je suis régulièrement interloquée lorsque je constate la différence entre la vie du parti telle que je la vois en interne, et la manière dont il est présenté dans les média. Je me sens trahie, usurpée. Je suis heureuse qu’il y ait enfin des signes de changement.

Ce weekend à La Rochelle, l’enthousiasme des militants m’a réchauffé le cœur. Parmi les réformes annoncées par Martine Aubry dans son discours d’ouverture, deux en particulier ont provoqué des applaudissements à tout rompre, des bravos et des houras : la fin du cumul des mandats et l’organisation de primaires à l’américaine pour désigner le candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012. A ces deux réformes radicales, s’est ajoutée l’annonce de la mise en ligne à l’automne d’un nouveau réseau social pour les militants et sympathisants du PS. Ce Facebook socialiste, s’appellera la Coopol, abréviation de Coopérative politique. Ces trois propositions-phares m’enchantent car elles vont toutes dans la direction d’une plus grande ouverture du Parti socialiste.

Ouverture à la diversité de la société grâce au non-cumul des mandats. Le Parti socialiste a besoin pour se renouveler de promouvoir des femmes, des jeunes, des personnes d’origine étrangère, des personnes de tous milieux et tous parcours. Pas seulement par obligation de mieux refléter la diversité de la société française, mais aussi parce que de la diversité naît la créativité.

Ouverture à nos partis frères à gauche et à la participation de nos sympathisants à la vie du parti grâce aux primaires présidentielles. Je suis convaincue qu’il est nécessaire que la gauche se rassemble. Nous sommes portés par les mêmes valeurs. Ce qui nous différencie est notre vision de la méthode à suivre pour atteindre notre idéal commun. La primaire donnera également l’opportunité aux sympathisants de gauche de devenir acteur de notre campagne, et suscitera à coup sûr des vocations.

Ouverture à de nouveaux modes de militantisme grâce à la Coopol. Cet outil permettra aux militants partageant des intérêts communs de se retrouver et d’agir ensemble malgré la distance géographique. L’ouverture de l’outil aux sympathisants permettra également de montrer que notre parti est un lieu de débats et un laboratoire d’innovation politique.

L’ouverture est un concept de gauche, tout comme la démocratie participative et la transparence. Il était temps que nous le réaffirmions.

Les crises ont ceci de salutaire qu’elles poussent au changement
23/06/2009

Le PS est en crise, en crise profonde. Plus personne ne le nie. Tout le monde le sait. Voilà, c’est dit, c’est un fait. Sur une note plus optimiste, on dit souvent qu’il faut toucher le fond de la piscine pour pouvoir donner un bon coup de pied et ainsi remonter à la surface. J’espère qu’on en est là.

Suite à la défaite des européennes, tous les leaders socialistes sont montés au créneau, chacun y allant de son explication de la défaite et de ses idées quant à la manière de s’en sortir. Bien sûr, ce sont toutes des analyses différentes, et on n’entend pas de voix commune. C’est bien tout le problème. Certains pensent que le parti devrait être plus à gauche, d’autres prônent le rapprochement au centre. Certains appellent au rassemblement de toute la gauche, d’autres souhaitent que le parti réaffirme son identité propre. Enfin, certains pensent même que le parti doit changer de nom, quand d’autres, plus extrêmes encore, pensent qu’il est mort et qu’il doit se dissoudre. Bref, on n’est pas sortis de l’auberge.

Parmi cette cacophonie d’idées, une est particulièrement populaire en ce moment, et crée de plus en plus d’intérêt parmi les militants. Il s’agit de l’idée d’organiser des primaires à l’américaine pour sélectionner le candidat de la gauche à l’élection présidentielle. L’idée a l’avantage d’être nouvelle, innovatrice et de surfer sur la vague Obama. Un rapport très intéressant à ce sujet a été produit par un groupe de réflexion sur la rénovation du PS. J’y reviendrai. L’idée est certes séduisante et mérite un grand intérêt mais il ne faudrait pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Il ne faudrait pas que nous jetions toute notre énergie dans ce nouveau projet, sous peine de passer à nouveau à côté de l’essentiel. Oui, le PS est en crise et ce nouveau gadget électoral – aussi intéressant soit-il – ne saurait régler les problèmes de fond dont souffre notre mouvement. Ne nous précipitons pas. Nos défaites sont le résultat d’une déconnexion de notre parti et de son électorat. Notre parti n’a pas su renouveler son identité face aux évolutions de la société. C’est à cela qu’il faut travailler.

Pour les militants, la situation actuelle est très difficile à vivre. Le moral en a pris un coup, c’est évident. Nous sommes sonnés. Mais quelque chose me dit que nous ne sommes pas loin de ce moment où lorsque l’on touche le fond, on donne un bon coup de talon et on remonte lentement mais sûrement à la surface. Ce qui me donne cette intuition, c’est justement que plus personne ne conteste le fait que notre parti est en crise et que nous ne pouvons plus tergiverser. Il faut se renouveler ou disparaître. L’avantage de ce genre de moment, c’est que tout est permis. Les langues se délient, les volontés se multiplient, les débats aussi. On remet tout sur la table, on oublie les préjugés, on délaisse les vieilles recettes, et on s’ouvre à toute idée nouvelle. Alors, à ce moment-là oui, tout est possible. Les temps qui viennent s’annoncent passionnants.

crédits photo : jayhem @ flickr

Comme un air de déjà-vu : du coup de tonnerre de 2002 à la claque de 2009
15/06/2009

Ces élections m’ont laissé un arrière-goût de déjà-vu. Tandis que les commentateurs rivalisent de superlatifs pour qualifier le score décevant des socialistes européens: défaite, débâcle, déroute, claque, coup de massue… une expression me vient en tête, une expression qui m’avait tant marquée il y a maintenant 7 ans : « comme un coup de tonnerre ». C’est le titre d’un documentaire sur la campagne de Lionel Jospin à l’élection présidentielle de 2002. Une équipe de journalistes l’avait suivi les six derniers mois de sa campagne, jusqu’au coup de tonnerre final: Chirac en premier, Le Pen en deuxième avec près de 20% des voix, Jospin en troisième à 17,4%, éliminé. Plus qu’un coup de tonnerre, cet évènement a été un véritable électrochoc pour moi, comme pour toute une génération de jeunes Français. J’habitais à Grenoble où j’étudiais les sciences politiques. Comme beaucoup, je n’avais pas voté. J’étais loin de mon bureau de vote à Paris. Mes parents étaient en vacances. Eux non plus n’avaient pas voté. Mon frère non plus. En fait, pour la première fois, personne dans ma famille – pourtant si civique d’habitude – n’avait voté. Oui voilà, c’était les vacances. Les parisiens étaient partis. Ils s’étaient dit qu’ils reviendraient voter pour le deuxième tour puisque le deuxième tour voyait toujours s’opposer le candidat du RPR/UDF et celui du PS. Seulement voilà, nous étions tellement nombreux à nous être dit cela que l’inimaginable est arrivé. Le PS éliminé. Pire, le PS dépassé par l’extrême droite. Comme des millions de sympathisants de gauche, j’ai été terrifiée. C’est à ce moment là que j’ai décidé de m’engager en politique.

Alors oui, les élections européennes de 2009 me rappellent étrangement le goût amer de l’élection présidentielle française de 2002 :

  1. Une tendance pourtant favorable à la gauche. Jospin avait fait du bon boulot. Premier ministre depuis 5 ans – un record en France – il avait fait passé des lois importantes comme les 35h et la couverture maladie universelle. Il était assez populaire. Le PS était fort, avait un bon bilan et avait donc une avenue devant lui, tout comme les partis du PSE cette année. En ce contexte de crise économique, où la majorité des gouvernements européens sont à droite, en ces temps où les plus libéraux en viennent à adopter des méthodes traditionnellement socialistes, les partis de centre-gauche partaient favoris. Newsweek titrait « We Are All Socialists Now ». Pourtant, les partis membres du PSE ont subi de lourdes défaites dans la plupart des pays européens.
  2. Une abstention forte qui pénalise la gauche. C’était les vacances en 2002. En 2009, les élections européennes sont tombées pendant le long week-end de la pentecôte. Il faisait beau. Résultat, une abstention record dans les deux cas. Dans les deux cas aussi, le sentiment que les enjeux n’étaient pas importants, peu lisibles en tout cas. En 2002, on se demandait pourquoi aller voter au premier tour de l’élection présidentielle quand il ne faisait aucun doute que le deuxième tour présenterait un choix entre les candidats du RPR/UDF et du PS. Parce que ça avait TOUJOURS été comme ça. En ce qui concerne les élections européennes, c’est bien connu, les enjeux ne sont pas clairs, on ne comprend pas bien à quoi ça sert. De plus, un taux fort d’abstention dessert plus la gauche qu’il ne dessert la droite. Les électeurs de droite sont plus disciplinés et loyaux. Les personnes âgées votent le plus souvent à droite et vont toujours voter, elles. Les jeunes, qui votent plus majoritairement à gauche, sont aussi ceux qui vont le moins voter.
  3. Une gauche divisée qui se tape dessus. En 2002 comme en 2009, de nombreux électeurs de gauche avaient voté pour les Verts. Traditionnellement, au premier tour de l’élection présidentielle, les électeurs de gauche papillonnent. Ils votent pour les Verts, le PC ou plus à gauche encore, parfois parce que le discours de ces partis les attire plus, parfois pour donner un avertissement au PS. Au premier tour, on se lâche. Au second tour, on vote utile. Les élections européennes sont comme un premier tour d’élection présidentielle : le vote de gauche y est éclaté. En 2002 comme en 2009 aussi, les différents partis de gauche se sont fait la guerre entre eux plutôt que contre la droite.

Enjeux peu lisibles, abstention record, division de la gauche : même recette, même résultat, une défaite des partis socialistes au profit des plus petites formations de gauche. Il s’agit d’une grille d’analyse parmi d’autres. Elle n’a pas prétention à être exhaustive. J’en utiliserai d’autres. Il y a tellement à dire sur ces élections.

Le président du PSE fait un tabac au meeting du PS à Lille
5/06/2009

“Le but de la droite, c’est de dépolitiser l’Europe. C’est de réduire l’Europe à une institution pour le marché libre. Dépolitiser l’Europe, c’est leur stratégie. Notre stratégie, c’est l’opposé. Notre stratégie, c’est de politiser l’Europe. C’est de donner aux gens un vrai choix politique.”

L’atmosphère survoltée du dernier meeting de campagne du PS à Lille
5/06/2009

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