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Le meilleur du web : Les Rois de la Suède
11/11/2009

Parce que la politique c’est souvent trop sérieux, je suis devenue fan des Rois de la Suède. A consommer sans aucune modération.

Bon, il est réélu… on fait quoi maintenant ?
20/09/2009

Cette semaine, j’ai eu un fort sentiment de tout-ça-pour-ça.

Tout a commencé le 7 juin avec les résultats des élections européennes. Des mois de campagne, une fenêtre d’opportunité énorme pour la gauche dans un contexte de crise du modèle libéral, tout ça pour se retrouver avec une grande coalition conservatrice-eurosceptique-libérale au Parlement européen. On reprend les mêmes et on recommence. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

anyone but barroso

Anyone But Barroso campaign

Peu de temps après, les 27 chefs d’Etat de l’Union européenne ont proposé à l’unanimité de reconduire Barroso à la tête de la Commission européenne et ce malgré la très grande majorité des commentateurs -journalistes et blogueurs en choeur- s’accordant à dire que Barroso devait partir. Le contraste est saisissant.

Début septembre, Barroso a proposé au Parlement européen ses grandes orientations politiques pour les cinq ans à venir, un texte de près de 60 pages qui est à 95% un copier-coller de propositions ou de programmes qui existent déjà. En clair, si Barroso était un étudiant et qu’il avait rendu cette copie, ses professeurs l’aurait accusé de plagiat et il aurait été, au pire, exclu de son université ou au mieux, invité à réécrire sa copie. Mais non, là encore, malgré la critique des commentateurs, c’est passé.

Le 16 septembre, Barroso a été réélu par le Parlement européen à la majorité absolue de ses membres.  Rien à redire : unanimité du Conseil, majorité du Parlement, il a été réélu démocratiquement.

On en reprend pour cinq ans. Clairement, quelque chose ne tourne pas rond. C’est à vous dégoûter de militer.

Jaurès et Zebda for ever
19/09/2009

Merci à Corinne Bord, c’est sur son blog que j’ai trouvé cette vidéo, qui en tant que descendante de la région Midi-Pyrénées me fait chaud au coeur.

Plus d’infos sur Jean Jaurès, grand homme, dont il est bon de savoir plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaurès

Ré-enchantement socialiste à l’université d’été de La Rochelle
2/09/2009

Sur le chemin du retour de Barcelone, je me suis arrêtée dans la jolie ville côtière de La Rochelle où se tenait l’université d’été du Parti socialiste. Beau temps et bonne humeur, l’ambiance était optimiste. Les journalistes l’ont senti eux aussi puisque pour la première fois depuis bien longtemps, ils ont écrit des articles sur le PS à tonalité positive. A quoi est dû ce revirement soudain ? Ont-ils senti l’enthousiasme des militants ? Ont-ils été séduits par les réformes annoncées par Martine Aubry ? Ont-ils simplement enfin pris conscience de la trop forte négativité dans leur manière d’aborder le PS ces dernières années ? Car non, il n’y a pas au PS que des batailles internes. Non, le PS n’est pas mort. Le PS est un parti de militants. Un parti bel et bien vivant, fort de la motivation et du dévouement de ses milliers de militants qui donnent sans relâche et bénévolement de leur temps car ils refusent la fatalité et font un jour le choix de prendre leur destin en main. Je suis régulièrement interloquée lorsque je constate la différence entre la vie du parti telle que je la vois en interne, et la manière dont il est présenté dans les média. Je me sens trahie, usurpée. Je suis heureuse qu’il y ait enfin des signes de changement.

Ce weekend à La Rochelle, l’enthousiasme des militants m’a réchauffé le cœur. Parmi les réformes annoncées par Martine Aubry dans son discours d’ouverture, deux en particulier ont provoqué des applaudissements à tout rompre, des bravos et des houras : la fin du cumul des mandats et l’organisation de primaires à l’américaine pour désigner le candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012. A ces deux réformes radicales, s’est ajoutée l’annonce de la mise en ligne à l’automne d’un nouveau réseau social pour les militants et sympathisants du PS. Ce Facebook socialiste, s’appellera la Coopol, abréviation de Coopérative politique. Ces trois propositions-phares m’enchantent car elles vont toutes dans la direction d’une plus grande ouverture du Parti socialiste.

Ouverture à la diversité de la société grâce au non-cumul des mandats. Le Parti socialiste a besoin pour se renouveler de promouvoir des femmes, des jeunes, des personnes d’origine étrangère, des personnes de tous milieux et tous parcours. Pas seulement par obligation de mieux refléter la diversité de la société française, mais aussi parce que de la diversité naît la créativité.

Ouverture à nos partis frères à gauche et à la participation de nos sympathisants à la vie du parti grâce aux primaires présidentielles. Je suis convaincue qu’il est nécessaire que la gauche se rassemble. Nous sommes portés par les mêmes valeurs. Ce qui nous différencie est notre vision de la méthode à suivre pour atteindre notre idéal commun. La primaire donnera également l’opportunité aux sympathisants de gauche de devenir acteur de notre campagne, et suscitera à coup sûr des vocations.

Ouverture à de nouveaux modes de militantisme grâce à la Coopol. Cet outil permettra aux militants partageant des intérêts communs de se retrouver et d’agir ensemble malgré la distance géographique. L’ouverture de l’outil aux sympathisants permettra également de montrer que notre parti est un lieu de débats et un laboratoire d’innovation politique.

L’ouverture est un concept de gauche, tout comme la démocratie participative et la transparence. Il était temps que nous le réaffirmions.

Les crises ont ceci de salutaire qu’elles poussent au changement
23/06/2009

Le PS est en crise, en crise profonde. Plus personne ne le nie. Tout le monde le sait. Voilà, c’est dit, c’est un fait. Sur une note plus optimiste, on dit souvent qu’il faut toucher le fond de la piscine pour pouvoir donner un bon coup de pied et ainsi remonter à la surface. J’espère qu’on en est là.

Suite à la défaite des européennes, tous les leaders socialistes sont montés au créneau, chacun y allant de son explication de la défaite et de ses idées quant à la manière de s’en sortir. Bien sûr, ce sont toutes des analyses différentes, et on n’entend pas de voix commune. C’est bien tout le problème. Certains pensent que le parti devrait être plus à gauche, d’autres prônent le rapprochement au centre. Certains appellent au rassemblement de toute la gauche, d’autres souhaitent que le parti réaffirme son identité propre. Enfin, certains pensent même que le parti doit changer de nom, quand d’autres, plus extrêmes encore, pensent qu’il est mort et qu’il doit se dissoudre. Bref, on n’est pas sortis de l’auberge.

Parmi cette cacophonie d’idées, une est particulièrement populaire en ce moment, et crée de plus en plus d’intérêt parmi les militants. Il s’agit de l’idée d’organiser des primaires à l’américaine pour sélectionner le candidat de la gauche à l’élection présidentielle. L’idée a l’avantage d’être nouvelle, innovatrice et de surfer sur la vague Obama. Un rapport très intéressant à ce sujet a été produit par un groupe de réflexion sur la rénovation du PS. J’y reviendrai. L’idée est certes séduisante et mérite un grand intérêt mais il ne faudrait pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Il ne faudrait pas que nous jetions toute notre énergie dans ce nouveau projet, sous peine de passer à nouveau à côté de l’essentiel. Oui, le PS est en crise et ce nouveau gadget électoral – aussi intéressant soit-il – ne saurait régler les problèmes de fond dont souffre notre mouvement. Ne nous précipitons pas. Nos défaites sont le résultat d’une déconnexion de notre parti et de son électorat. Notre parti n’a pas su renouveler son identité face aux évolutions de la société. C’est à cela qu’il faut travailler.

Pour les militants, la situation actuelle est très difficile à vivre. Le moral en a pris un coup, c’est évident. Nous sommes sonnés. Mais quelque chose me dit que nous ne sommes pas loin de ce moment où lorsque l’on touche le fond, on donne un bon coup de talon et on remonte lentement mais sûrement à la surface. Ce qui me donne cette intuition, c’est justement que plus personne ne conteste le fait que notre parti est en crise et que nous ne pouvons plus tergiverser. Il faut se renouveler ou disparaître. L’avantage de ce genre de moment, c’est que tout est permis. Les langues se délient, les volontés se multiplient, les débats aussi. On remet tout sur la table, on oublie les préjugés, on délaisse les vieilles recettes, et on s’ouvre à toute idée nouvelle. Alors, à ce moment-là oui, tout est possible. Les temps qui viennent s’annoncent passionnants.

crédits photo : jayhem @ flickr

2009 : l’odyssée du PSE
1/06/2009

Puisqu’il existe un tel décalage entre la campagne telle que je la vis de l’intérieur et telle qu’elle est présentée par les médias, comme je l’ai décrit ici et , je vais essayer de rétablir l’équilibre, ne serait-ce qu’un peu, en vous contant la campagne à travers les yeux d’une militante eurosocialiste.

Le Parti socialiste européen prépare ces élections depuis maintenant presque deux ans. Deux ans de consultation, de débat et d’action. Deux ans à essayer d’obtenir l’attention des 27 presses nationales, en vain. Deux ans de dur labeur pour constater au final que les médias nationaux ne commencent réellement à parler des élections européennes que deux semaines avant le scrutin. De quoi mettre en colère de nombreux militants du PSE (voir notamment le blog de chourka et ses coups de gueule réguliers à ce sujet).

Le manifeste du PSE pour les élections européennes est le fruit d’une démarche inédite en Europe. Ce texte est le résultat d’une démarche démocratique, élaboré du bas vers le haut, et non du haut vers le bas comme cela se fait encore dans les autres partis européens.

Pendant près d’un an, d’octobre 2007 à juillet 2008, le PSE a mené une consultation ouverte et transparente des militants, des associations et des syndicats sur quatre thèmes centraux qui devaient former les axes de campagne du PSE pour les élections européennes de 2009. Les militants, réunis en groupes locaux, ont débattu pendant des mois afin de rédiger des contributions au futur manifeste du PSE. Le site Your Space a aussi innové en la matière. Les internautes – militant du PSE ou pas – y étaient invités à déposer des articles ou des commentaires sur les thèmes de la consultation. A tout cela, j’ai participé. Le résultat ? Pour la première fois, un texte commun à tous les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d’Europe, un manifeste du Parti socialiste européen qui expose nos valeurs, détaille les six axes principaux de nos actions futures, et élabore 71 propositions concrètes pour donner une nouvelle direction à l’Europe.

Un manifeste ambitieux, une démarche inédite, transnationale et démocratique. Bref, du jamais-vu.

En décembre 2008, ce manifeste a été adopté au conseil du PSE à Madrid à l’unanimité des partis membres (voir vidéo). J’y étais aussi. Et ce moment-là m’a donné des frissons d’émotion. Avec les centaines de militants du PSE qui étaient présents, j’ai partagé le sentiment que l’adoption de ce manifeste était le symbole émouvant de ce que nous étions en train de construire : une force politique paneuropéenne, qui forte de ses militants et au-delà des différences linguistiques et culturelles, réussit à élaborer et à porter un projet commun. Ensemble, unis. Émouvant.

Quelle n’a pas été ma déception quand, de retour chez moi, j’ai consulté la couverture médiatique de l’évènement par les grands journaux français. Ce qui était un évènement majeur, une tentative inédite de politiser les décisions prises en Europe, n’était présenté qu’à travers la participation de la toute nouvelle première secrétaire du PS français, Martine Aubry. Effectivement, Martine a reçu des applaudissements chaleureux mais elle n’était qu’une des chefs de parti parmi les 27 présents. Dans tous les cas, l’important n’était pas sa participation et l’accueil qui lui a été fait. L’important c’était l’adoption d’un manifeste commun à tous les partis de centre-gauche d’Europe, et la manière dont nous y étions parvenus. Mais ça non, au regard des médias nationaux, c’était anecdotique.

Autre chose suffisamment innovante pour être remarquée, le PS français a épousé la campagne du PSE : son manifeste, ses slogans, son identité visuelle, ses logos. Le PS a choisi de lancer sa campagne en même temps que le PSE en avril à Toulouse. A cette occasion toutes les têtes de liste PSE des 27 Etats membres de l’UE s’étaient retrouvées lors d’un évènement bilingue français-anglais. L’enthousiasme de la foule, et la multitude de nationalités qui y étaient représentées par la variété des drapeaux qu’elle agitait, faisait plaisir à voir. Cet évènement, on en a un peu entendu parler. Je dis « un peu » car, une fois de plus, les faits ont été traités sous l’angle national : il s’agissait du lancement de la campagne du PS, avant d’être celle du PSE. En réalité, c’était l’inverse.

Mois de mai, dernière ligne droite. Chaque samedi s’est tenue une journée d’action commune où partout en Europe les militants des partis membres du PSE ont organisé des évènements le même jour, sur un même thème : le 9 l’Europe sociale, le 16 le changement climatique, le 23 la relance de l’économie, le 30 notre manifeste. En lisant les commentaires twitter rédigés en direct par nos militants sur les évènements auxquels ils prenaient part, en regardant les photos de ces actions sur flickr et le sentiment d’unité qu’elles évoquent, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a quelque chose de réellement innovant et unique dans la campagne 2009 du PSE. Un manifeste commun à 27 pays élaboré de manière démocratique, la mobilisation enthousiaste des militants partout en Europe, l’utilisation des derniers outils internet comme moyen de dépasser la distance sont autant de caractéristiques qui auraient dû retenir l’attention des médias et autres commentateurs.

Pourquoi je suis (ouvertement) socialiste
24/05/2009

J’ai beaucoup réfléchi avant de choisir mon pseudo. Comme beaucoup, j’ai décidé d’ouvrir un blog parce que je souhaite partager mes idées, parce que j’aime écrire aussi, bien sûr, sans cela on ne le fait pas. Je souhaitais également faire partager le vécu d’une militante lambda du Parti socialiste français et du Parti socialiste européen, montrer une autre face de la politique, et des socialistes, autre que l’image déformée qui est présentée dans les médias.

Alors quel pseudo choisir ? J’ai pensé utiliser un pseudo neutre politiquement, comme beaucoup en utilise. Je me disais que, peut-être comme ça, en avançant masquée en quelque sorte, mes idées auraient plus d’écho. C’est malheureux mais parfois, j’ai l’impression qu’affirmer son orientation politique fait peur aux gens et discrédite immédiatement tout ce que vous pouvez dire par la suite. Dans le milieu européen de Bruxelles dans lequel j’évolue, rares sont ceux qui prennent parti. Pourtant, tous travaillent de près ou de loin dans la politique européenne. Sauf qu’ici à Bruxelles, on appelle ça « les affaires européennes », comme pour dépolitiser l’objet de notre travail. Il est vrai que la plupart du travail des lobbys – industries et associations – a pour cible les fonctionnaires de la Commission européenne, qui se doivent d’être « neutres » justement. Je ne crois pas en la neutralité. Bien sûr, on peut essayer d’être impartial, et c’est une nécessité éthique pour le fonctionnaire, mais on n’est jamais neutre. Nous avons tous certaines valeurs, et elles sont différentes d’une personne à l’autre.

Alors pourquoi le simple fait d’afficher son orientation politique fait-il peur à beaucoup ? Je me suis souvent posé la question. Je crois qu’il y a une idée assez ancrée dans l’air du temps qui est qu’engagement dans un parti politique rime avec dogmatisme et embrigadement. J’ai moi-même longtemps pensé ainsi. Bien que fascinée depuis toujours par la politique, je n’ai choisi mon parti que tardivement. J’avais peur de perdre ma liberté de pensée. Lorsque ma vie de militante a commencé, j’ai eu la bonne surprise de voir contredits ces aprioris. Un parti – le mien en tout cas – est un lieu d’échange, de débat. Nous ne sommes pas toujours d’accord sur le chemin à suivre, loin s’en faut. Mais ce sur quoi nous nous accordons, ce sont certaines valeurs fondamentales qui donnent sens à notre engagement. Un parti est une famille politique. Dans une famille, on n’est pas toujours d’accord. Non, on se dispute souvent dans une famille d’ailleurs, et c’est sain. Mais dans une famille on sait ce qui nous rassemble. Ce qui nous unit, c’est un ensemble de valeurs. Et ces valeurs ne sont pas les mêmes dans toutes les familles. Les miennes sont des valeurs de gauche.

Parce que je ne crois pas en la neutralité, parce que je pense qu’il faut réhabiliter la politique, et parce qu’avant tout je suis quelqu’un d’honnête, j’ai choisi d’être claire dans mon pseudo. Je suis europhile et socialiste. Je suis eurosocialiste.

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